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Isolation et inertie thermique

jeudi 22 août 2013


Isolation thermique, inertie thermique et confort d’été ; ces notions sont liées entre elles.

L’isolation thermique

C’est le manteau isolant de la construction, celui qui le protège contre le froid extérieur. La barrière thermique que constitue l’isolation peut présenter des faiblesses, à ce titre les ponts thermiques sont les plus préjudiciables. Même une épaisseur importante d’isolant intérieur n’empêchera pas le pont thermique du nez de dalle si celui-ci n’est pas traité. Il sera en contact directement avec l’extérieur et transmettra singulièrement le froid au plancher dans des proportions d’autant plus importantes que la surface plane est très bien isolée. Les ponts thermiques peuvent correspondre à 20% voire plus des déperditions des parois (= déperditions surfaciques et linéiques). La solution en ITI, isolation thermique intérieure, est de traiter obligatoirement les ponts thermiques. L’inertie thermique pouvant alors être apportées par les dalles et éventuellement un doublage par planelles en briques sur l’isolant intérieur.

L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) pallie à tous ces problèmes de ponts thermiques. Elle apporte de plus l’inertie interne des murs intérieurs, puisque l’isolant est externe.

L’inertie thermique

Plus un bâtiment a une masse intérieure élevée, plus les transferts de température entre l’extérieur et l’intérieur seront décalés dans le temps. Il faut prendre en compte la masse totale des murs, dalles béton, planchers, cloisons dans le calcul de l’inertie. L’inertie entraîne un décalage dans les transferts de chaleur, et non pas une suppression. Lors des longues périodes de chaleur, comme en été 2003, le bâtiment accumule la chaleur et met plus de temps à se refroidir. Attention néanmoins dans les zones froides (zone H1), une trop forte inertie du bâtiment peut le rendre très difficile et très long à chauffer l’hiver. Un fois chauffé et si l’isolation est extérieure, alors la masse conservera et restituera la chaleur avec lenteur, rayonnement et confort.

L’inertie accumule ainsi les calories ou les frigories en été, par l’effet diurne (récupération de la fraicheur nocturne), et les restitue par rayonnement, ce qui correspond à une gestion du confort lent, qui correspond plus à des locaux à occupation continue. Néanmoins dans le cas de logements voire de bureaux (occupation plus discontinue) une régulation dite par optimiseur, permettra de gérer les enclenchements et déclenchements de chauffage.

D’une manière générale, plus le bâtiment sera protégé thermiquement et des apports inutiles, plus l’inertie est utile et apporte du confort.

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